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Teradata lance une offre de cloud public

Pour répondre aux attentes de clients toujours plus demandeurs de flexibilité, Teradata lance une offre de cloud public, leur permettant de s’affranchir des investissements initiaux nécessaires et d’accélérer la mise en œuvre. Une offre encore limitée aux Etats-Unis.


« Nous proposons une offre de cloud computing pour offrir toutes les possibilités à nos clients, » affirme Scott Gnau, président des Teradata Labs, la structure de R&D de l’éditeur américain spécialisée dans les entrepôts de données et des outils d’analyse. Nommée Teradata cloud tout simplement, cette offre vient d’être dévoilée lors de Teradata Partners, la conférence annuelle des utilisateurs, réunissant 4000 personnes à Dallas. Elle comprend les fonctionnalités de datawarehouse (Teradata Database), ainsi que différentes couches applicatives dédiées à l’analyse et à la restitution de données (Teradata Aster Discovery Platform and Teradata Analytics). Elle intègre également les applications d’éditeurs tiers comme Microstrategy pour la restitution de données, Talend pour l’intégration de données ou encore Hortonworks pour la gestion Hadoop. L’éditeur dispose ainsi d’une offre complète : on premise, cloud privé et cloud public.

La flexibilité plutôt que la performance économique

Il était temps, pourrait-on dire tant, désormais, tous les éditeurs proposent leur offre via un cloud public. Mais pour Scott Gnau, Teradata n’est pas en retard, loin s’en faut. Et son explication tient la route. Contrairement à la majorité des logiciels, l’avantage économique du cloud pour les applications de bases de données est loin d’être évident, voire négatif. En effet, « si vous prenez l’exemple d’une application de messagerie, gérée en interne, les serveurs ne sont sollicités qu’à 10% ou 20% de leurs capacités. Les passer en mode cloud génère de substantielles économies, » explique Scott Gnau. « Concernant nos applications de datawarehouse et de calcul haute performance, les infrastructures sous jacentes sont sollicitées quasiment à 100%, la migration dans le cloud ne génère donc pas d’économies. » L’autre raison invoquée pour cette offre « tardive » est l’extrême sensibilité des données traitées  par les applications Teradata (données clients, données stratégiques pour les établissements financiers, les compagnies pétrolières…) et que les clients rechignent à exporter à l’extérieur des leurs firewalls. « Mais », poursuit Scott Gnau, « l’intensification de la concurrence, quel que soit le secteur d’activité, impose aux acteurs économiques toujours plus de flexibilité, d’agilité. » Le cloud permet ainsi une mise en exploitation rapide avec des procédures de provisionning simplifiées, des scriptes applicatifs déjà paramétrés, et des investissements limités au départ. Des kits de démarrage ont même été mis au point pour prendre en compte les spécificités de certains secteurs d’activités comme le commerce de détail, les télécommunications ou le secteur public. C’est donc pour répondre à ces attentes qu’est lancée Teradata Cloud. D’ailleurs, elle est présentée comme ayant le même coût global de possession (TCO) qu’une solution on premise ou dans un cloud privé. La tarification sera néanmoins possible sur une base mensuelle, annuelle (un peu plus avantageuse) et tri-annuelle (encore plus avantageuse). Mais impossible d’en savoir plus dans le détail.

Une offre limitée aux Etats-Unis

Pour l’instant, l’offre n’est valable que pour les Etats-Unis. Cela signifie que les data centers sont situés sur le territoire américain, et que les données sont régies par la législation américaine. Le premier client déclaré est Netflix, l’entreprise de vidéo à la demande qui envisage de concurrencer le câblo-opérateur HBO. Mais si un client asiatique ou européen veut souscrire à cette offre, ses données seront automatiquement migrées sur les data centers américains. Une situation qui pourrait devenir embarrassante, notamment pour les entreprises globalisées ayant besoin de prestataires capables de les accompagner partout où elles possèdent des implantations ou récupèrent de la donnée. Conscients du problème, les dirigeants de Teradata disent réfléchir à la prise en compte des spécificités locales, notamment dans le domaine de la législation sur les données personnelles. Mais aucune annonce précise pour le moment. Coïncidence ironique, dans le même temps, un autre poids lourds du logiciel américain, VMWare, annonce l’extension de son offre cloud public à l’Europe.

Christophe Quester

La Lettre du Cloud
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