La donnée dans tous ses états (MARKESS)

Emmanuelle Olivié-Paul
Directrice associée MARKESS

Les évolutions législatives et technologiques actuelles changent radicalement l’état d’esprit en matière de collecte et de traitement des données. L’accélération que nous vivons sur ce sujet est sans précédent. Il est raisonnable de penser que nous ne pouvons plus faire comme avant tout en sachant qu’il est difficile d’anticiper les conséquences à long terme au regard des incidences à court terme qui sont la plupart du temps amplifiées. Tous les métiers sont concernés, tous les secteurs d’activité, tous les profils d’utilisateurs quel que soit leur âge, sans exception.

Derrière le terme « donnée » se dessine de multiples champs et interprétations possibles selon les secteurs, les personnes et les métiers concernés. Les dimensions qui reviennent régulièrement dans les échanges pour la caractériser portent entre autres sur :

  • Le format avec des problématiques différentes en ce qui concerne les données non structurées (textes, images fixes ou animées, voix, vidéos…) de celles structurées (issues de systèmes et de logiciels à champs de saisie fermés ou fixes et définis le plus souvent par des référentiels) ;
  • La collecte et l’exploitation en temps réel (IoT, mobile, M2M, chatbots…) ;
  • La nature : données à caractère personnel, données d’objets ou d’équipements (machine-outil, matériel électronique, véhicule autonome, domotique, appareil de télémesure…), données de santé, données à caractère stratégique ;
  • La durée d’utilisation ou de rétention : données éphémères ou à usage limité dans le temps, données d’archives pouvant être exploitées dans le cadre de preuves à établir ou devant faire l’objet d’une sauvegarde spécifique dans le respect de la loi. Au-delà, il s’agit aussi d’intégrer leur destruction à terme ou sur demande (cf. droit à l’oubli) ;
  • La localisation et le déplacement dans le temps ou selon l’usage.

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