Les outils décisionnels connectés en route pour le cloud, de Merv Adrian

par Jaspersoft

Les changements technologiques, l’évolution des priorités des entreprises et les secousses macroéconomiques ont énormément modifié la façon dont les TI ont été proposées et utilisées au cours des dix dernières années ; ces transformations se sont aussi répercutées sur le marché du décisionnel.

 


Le décisionnel est souvent un indicateur majeur des tendances du marché car il est associé aux stratégies et aux objectifs de l’entreprise.

En réalité, le facteur coût est devenu le premier critère d’achat des nouvelles technologies. Les modèles de licence changent : la licence permanente fait place à l’abonnement. Le déploiement cloud accélère la transformation des TI qui deviennent utilitaires. La croissance du « cloud computing » sous toutes ses formes met l’accent sur cette tendance ; les investissements pour le cloud seraient moins importants, tout au moins dans les structures de coûts. La communauté qui a émergé est une force de transformation auprès des entreprises et dans leur environnement ; les échanges en réseau au sein des entreprises et entre elles représentent une force puissante. La consumérisation a un impact croissant sur les TI d’entreprise. Aujourd’hui, les utilisateurs veulent trouver dans leurs applications métier ce que leur offrent déjà leurs applications personnelles.

Les tendances dont nous venons de parler influent de plus en plus sur la capacité de réussite des utilisateurs d’outils décisionnels : en effet les produits décisionnels classiques ne sont pas conçus pour ce nouveau monde des TI et il est difficile d’ajouter de nouveaux éléments qui apportent une réponse appropriée à ces vecteurs de changement. En raison de leur base d’installation héritée, de l’inflexibilité et de l’âge de leur architecture ainsi que des coûts inhérents à leurs modèles d’entreprise, les éditeurs rencontrent des difficultés face à la transition vers le nouveau monde des TI.

Les forces en jeu décrites (coût, cloud, communauté et consumérisation) laissent entrevoir le schéma des éléments requis pour pouvoir ajuster les produits au nouvel environnement. Pour ce faire, l’offre devra être moderne, légère et reposer sur une architecture standard, capable de s’intégrer aisément aux actifs existants et de prendre en charge de nouvelles fonctionnalités avec un minimum de discontinuité. Pour pouvoir répondre aux défis en termes de coûts, elle devra reposer sur un modèle d’entreprise open source qui garantisse un investissement minimum concernant la licence et qui réponde aux besoins d’utilisation et de support.

Le logiciel devra pouvoir être déployé dans le cloud, prendre en charge la mutualisation et les interfaces ouvertes, permettre une adaptation flexible tant de l’utilisation que des coûts en fonction de l’utilisation et autoriser la connexion à tous les types de sources de données. Il devra être facilement utilisable sur de nombreux périphériques mobiles. Il aura une interface utilisateur simple, qui propose les fonctions requises adaptées au contexte. Il reflétera les modes d’interaction correspondant aux pratiques courantes dans le nouveau monde des TI, lequel compte un nombre croissant d’utilisateurs ayant grandi avec des technologies de communication intégrées, métaphores visuelles issues des logiciels de jeu et des médias sociaux, et l’idée selon laquelle les outils de recherche permettent toujours de trouver les informations voulues.

L’émergence des modèles d’abonnement et de l’open source a modifié les attentes et prouvé leur viabilité pour les systèmes d’exploitation et les applications d’entreprise comme salesforce.com, ainsi que pour les produits décisionnels, de manière de plus en plus marquée. Il convient aussi d’accorder de l’importance à la flexibilité de déploiement tout à la fois dans le cloud et sur site, et en particulier à la possibilité de passer de l’un à l’autre. Cela offrira en effet une liberté de déploiement en fonction des besoins.

La communication entre utilisateurs internes et externes est de plus en plus perçue comme un critère clé de l’efficacité des solutions décisionnelles. La connexion à des environnements collaboratifs sera une exigence primordiale dans les années à venir. Les acteurs du marché de l’open source y viennent en partie de façon naturelle, en créant des communautés dédiées au développement et à la promotion de leurs produits.

La disponibilité des outils s’étendra souvent au-delà du portefeuille de produits d’un seul éditeur, et le décisionnel n’y fait pas exception. L’intégrabilité de nombreuses catégories d’outils décisionnels clés : rapports, diagrammes, tableaux de bord, etc. assure une valeur ajoutée dans de nombreux contextes riches, qui dispensent l’utilisateur de devoir se tourner vers un système décisionnel distinct pour obtenir ces informations. La modularité et des interfaces claires, calquées sur les applications courantes, telles celles que l’on rencontre sur le Web, constituent à cet égard un avantage.

L’heure est clairement au changement. Les modèles flexibles enregistrent de bons résultats, et au vu des tendances décrites ci-avant (coût, cloud, communauté et consumérisation) qui continuent d’imprimer leur influence, ce phénomène est amené à s’accélérer.

 

Cette tribune est basé sur un livre blanc commissionné par Jaspersoft auprès de Merv Adrian, Vice-président chez Gartner. Le livre blanc est disponible ici sur le site de Jaspersoft.

 

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