Qui a peur du grand méchant cloud ?

Lors de cette session organisée pendant les Microsoft Tech Days, Microsoft, par la voix de Bernard Ourghanlian, Directeur technique et sécurité de Microsoft France, n'a pas conseillé à l'ensemble de ses clients d'embrasser le cloud.


Il leur a plutôt plutôt suggérer d'analyser le risque face aux bénéfices. « Chaque projet ou chaque transformation possède ses risques et chaque entreprise évolue dans un cadre réglementaire ou business différent : c'est pourquoi Microsoft mise sur un continuum d'offres cloud public, privé et hybride. Nous sommes là pour vous aider à rationaliser la décision d'externaliser ou pas le traitement de vos données" a-t-il indiqué aux entrepreneurs et DSI encore indécis face au cloud.

Microsoft étant une entreprise américaine, la grand préoccupation de l'assistance semblait concerner le Patriot Act et c'est Marc Mossé, Directeur des affaires publiques et juridiques de Microsoft France qui a tenté de rassurer l'auditoire sur ce thème. Il a d'abord rappelé que le Patriot Act n'est pas né avec le cloud computing et qu'à l'époque de l'infogérance, il existait déjà mais suscitait beaucoup moins d'inquiétude.

La réponse de Microsoft France face à ces inquiétudes est de préciser que cette loi ne donne pas a l'administration américaine la possibilité d'accéder aux données de tous, en tout lieu et à tout moment : la demande doit être motivée pour être autorisée par un juge et Marc Mossé a rappelé que le pouvoir judiciaire américain est fort et indépendant. Il a poursuivi en indiquant que « Par ailleurs, quasi toutes les démocraties occidentales se sont dotées de ce type de lois, pour assurer la protections de leurs intérêts fondamentaux ». Microsoft semble ainsi considérer que le Patriot Act est une bonne conciliation entre le respect de la protection des données et le droit des Etats à se protéger des attaques terroristes.

Enfin, Microsoft France, soucieuse de couper l'herbe sous le pied de ses concurrents, précise bien que ses concurrents européens disposant d'une filiale aux USA sont également soumis au Patriot Act, ce que leurs campagnes marketing omettent de préciser.

L'argumentaire de Microsoft fut donc en résumé: les USA sont une grande démocratie, en laquelle on peut avoir confiance ; les autres pays n'agissent pas différemment et tous les concurrents de Microsoft sont également aux mêmes règles.

Pour achever de convaincre les plus sceptiques (ou de finir de stresser les plus paranoïaques), François Tapin, DSI de Thélem, client de Microsoft Exchange online, a estimé, lors d'une autre session sur les bénéfices des clouds publics, qu'une part de confiance est toujours nécessaire quand on fait appel à un service externe, même quand on contractualise avec un fournisseur de logiciel traditionnel d'antispam ou de firewall, qu'il soit Français, Américain ou Chinois."

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