Le Cloud Computing facteur de croissance et d’emploi

La 8ème édition des Etats Généraux s'est ouverte mercredi 22 mai 2013 devant 700 personnes. Il y a beaucoup été question des  différents relations entre les acteurs publiques et les entreprises du cloud computing.


Pierre-José Billotte, président d'Eurocloud France, a ouvert ces états généraux en soulignant l'inquiétude des acteurs du cloud computing face à la proposition 42 du rapport de la mission Lescure : « Clarifier la prise en compte, dans le calcul de la rémunération pour copie privée, des copies effectuées à partir de services de cloud computing ». Le cloud computing, n'a pas, selon Pierre-José Billotte, à supporter une charge supplémentaire, qui serait un mauvais coup porté à une industrie naissante, dans un contexte de concurrence mondialisée, pour alimenter financièrement un domaine qui lui est étranger : la protection des œuvres audio-visuelles.

Par ailleurs, Pierre-José Billotte identifie trois moteurs du cloud computing français :  l'innovation, les PME/TPE et les commandes publiques. Il en appelle donc sur ce dernier point à la mise en place d'un « cloud first » à la française, incitant les administrations à opter préférentiellement pour les solutions cloud pour leurs systèmes informatiques.

Jacques Marzin, directeur de la DISIC, la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication créée en février 2011, a confirmé que le cloud est perçu par l'Etat comme une des solutions privilégiées pour mener la mutualisation des SI publics, organiser leur convergence et leur homogénéisation. Mais Jacques Marzin a douché l'enthousiasme des plus impatients : Les difficultés liées à la complexité des systèmes et aux transformations sociales l'incite à repousser à 10 ans l'horizon des projets cloud computing d'envergure pour l'Etat. Il a indiqué également que les question de sécurité, d'inter-opérabilité et de réversibilité et l’absence d'une offre française existante de cloud privé sont autant de freins et de sujets encore à régler. Pour redonner confiance au participants, Jacques Marzin a indiqué qu'à beaucoup plus court terme, l'Etat perçoit le cloud computing comme un facteur de croissance et d'emploi, « comme un investissement utile et porteur et souhaite devenir un des moteurs de vos innovations pour que celles-ci puissent participer à la modernisation massive des systèmes d'information de l'Etat ».

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