AWS : « Pourquoi sommes-nous les n°1 du cloud ? »

Stephan Hadinger, Senior Manager Solutions Architecture et porte-parole d'AWS en France, a effectué un tour d'horizon des différents services « indépendants mais hautement inter-opérables » proposés par AWS, une sorte de bilan après sept années d'existence, lors d'une conférence de presse organisée cette semaine.


Selon le porte parole d'AWS, « l'absence de minimum de facture et le modèle « à la demande » permettent une adoption en douceur des services d'AWS. Le schéma classique est celui d'une entreprise qui n'a plus de place dans ses bases de données ou qui souhaite lancer un nouveau service et qui se tourne vers AWS pour réaliser son extension. Puis le client augmente progressivement le nombre de services AWS qu'il utilise ».

Un long chapitre a été bien sûr consacré à la sécurité : Stephan Hadinger a ainsi de nouveau souligner la responsabilité partagée entre AWS, qui prend en charge la sécurité physique des installations et celle logique de l’infrastructure, et ses clients, qui doivent gérer le système d'exploitation, les applications, les pare-feux, les accès aux comptes, c'est à dire l'ensemble des procédures internes classiques de sécurité de toute entreprise.

AWS a lancé 159 nouveautés en 2012 et 92 entre janvier et mai 2013, « directement inspirées des demandes de nos clients. ». Stephan Hadinger a approfondi la description de trois services en particulier :

  • Cloud HSM, services de chiffrement reposant sur des boîtiers physiques Safenet, déjà très utilisés dans le domaine bancaire notamment, qui se trouvent physiquement chez AWS mais dont les clés de chiffrement sont contrôlées directement par le client.
  • Amazon RDS, service facilitant l'installation, l'exploitation et le dimensionnement d'une base de données relationnelle : « Le fait d'opérer soi-même sa base sur Amazon EC2 peut se révéler coûteux en ressources humaines. En quelques clics sur son tableau de bord RDS, il est possible de dimensionner les volumes entrées/sorties ou la taille de sa base. Avec un nouveau SLA de 99,95% sur mySQL et Oracle, les clients utilisent maintenant RDS pour leurs applications critiques.».
  • Enfin, Amazon Redshift, entrepôt de données de 1 To à 1 000 To, pour l'analyse de marché ou de comportement des clients ou la simulation de nouvelles applications. « Ce service d'analyse facile et rapide, avec une administration souple et automatique, redimensionnable à tout moment, isolable au sein d'un VPC, coûte un dixième de la facture classique d'un entrepôt de données ».

AWS identifie ainsi six raisons principales expliquant son succès auprès de ses clients.

  1. le paiement à l'usage, permettant de s'adapter au rythme de l'activité de chaque entreprise.
  2. la réduction des coûts, AWS étant très à l'aise dans un modèle : « gros volumes et faibles marges » et baissant régulièrement ses prix.
  3. l'élasticité, qui évite au client d'avoir à deviner ses besoins à l'avance.
  4. l'accélération de l'innovation, grâce à des tests rapides, à faible coût et en limitant les risques.
  5. le fait de pouvoir se débarrasser des tâches non différentiatrices.
  6. un déploiement possible dans le monde entier.

Pour conclure, Stephan Hadinger a démontré comment AWS pouvait être une alternative intéressante au cloud privé, en construisant, avec différentes fonctionnalités AWS, son propre cloud privatisé : il faut d'abord privatiser son réseau en optant pour VPC, section privée et isolé d'AWS, puis sa connexion avec Direct Connect et ses serveurs avec les instances EC2 dédiées, qui fonctionnent sur du matériel différencié, et enfin, chiffrer ses données avec CloudHSM ou les produits partenaires, et même leur transit avec VPN.

 

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