Edito

L’année 2013 a été surprenante  à bien des égards. Alors que sur le plan diplomatique et stratégique, les Etats Unis de Barack Obama semblent se retirer quelque peu de la scène mondiale, les entreprises informatiques américaines dominent totalement et à peu près sans partage l’économie et les usages numériques.


Pour le vérifier, il suffit que chacun s’interroge en démarrant son activité quotidienne : « quels sont les fournisseurs de mes outils informatiques de production mais aussi de loisirs ? »

Ce constat se vérifie de manière encore plus criante sur le seul marché du Cloud Computing. Les piou-piou de l’oncle Sam quadrillent la basse-cour numérique.  Les entreprises françaises et européennes rêvent de jouer dans la cour des grands sans avoir compris que pour égratigner les géants américains, elles doivent impérativement chasser en meute.

Nous espérons beaucoup, sans trop y croire, que les initiatives comme la « Nouvelle France Industrielle » n’accoucheront pas d’une souris, que la « French Tech » fleurira et que BPI France et les autres investisseurs « mettront le paquet » en se dotant des instruments efficaces et adaptés aux attentes des acteurs du Cloud.

Mais nous savons déjà que cela sera insuffisant : le petit David n’aurait pas vaincu le géant Goliath sans un petit coup de pouce du Ciel. Dans le Cloud, le Ciel s’appelle l’Europe. Or l’Europe du Cloud n’existe pas, sauf chez EuroCloud qui joue à fond son rôle de lobbyiste du Cloud européen mais cela ne suffira pas non plus.

Les élections européennes approchent. La Lettre du Cloud prendra toute sa place dans les débats qui s’annoncent en donnant, comme à son habitude, la place à tous les acteurs, y compris nos amis américains !

Bonne année

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