La gestion du risque de la Supply Chain est une responsabilité désormais partagée.

Si l’on part du constat qu’une grande partie des évolutions d’un marché sont hors du contrôle de l’entreprise, et donc imprévisible, on peut alors considérer que quasiment toutes les étapes de l’activité de l’entreprise sont à risques ; depuis la planification financière jusqu’aux opérations logistiques, en passant par le développement produit.


Afin de minimiser les risques, à la fois au sein de l’entreprise et au sein du réseau de partenaires (fournisseurs, distributeurs, transporteurs), l’entreprise peut mettre en place 5 approches qui paraissent inéluctables :

1 – Identifier les sources potentielles de risque au sein de la chaîne de valeur à savoir :

Les risques d’approvisionnement, géopolitiques, d’inventaire, opérationnel, financiers, de baisse du chiffre d’affaires.

2 – Se poser -ou poser-  les bonnes questions en cas d’arrivée d’un événement imprévu :

Quel est le problème ? Où se passe le problème ? Que se passe t il ? Quand le problème est il apparu ? Quelle en est l’origine ? Qui est impliqué ? Quel impact sur nos coûts ? Quel impact sur notre relation fournisseurs / fournisseurs ?

3 –  Mettre en place la visibilité suffisante pour fournir les réponses en offrant de la visibilité sur les données de la Supply Chain à tous ses niveaux pour éviter une vision réduite des problèmes, dont les conséquences directes sont  des perturbations au sein du réseau étendu de ses partenaires.

4- Favoriser la collaboration en temps réel pour les processus opérationnels clés. D’après une étude récente du cabinet Aberdeen Group, « il est clair que les entreprises qui ont mis en place une plate-forme de collaboration permettant l’échange de données bidirectionnel et en temps réel, réagissent beaucoup plus vite que les autres et obtiennent de bien meilleures performances, lorsque surviennent des événements non planifiés ».

5-  Il convient pour l’entreprise de créer une compétence transverse de pilotage collaboratif de la Supply Chain. L’idéal étant d’isoler et de résoudre les exceptions par la « Collaborative Execution », avant que leurs conséquences n’impactent le service client ou la profitabilité. Petit rappel pour ceux qui en ont besoin, la «Collaborative Execution » permet, en relation directe avec son réseau de partenaire, d’expédier ou rediriger les marchandises là où la demande du moment l’exige le plus. Et cela se traduit par moins de ruptures de stocks, moins de retards de livraison, et un niveau de service client en hausse.

Vous l’aurez donc compris, un investissement dans les nouvelles technologies et notamment celles qui intègre le Cloud dans la gestion de production et distribution, est indispensable pour optimiser sa chaine logistique. Cela dit, il convient de s’assurer que le nouvel outil acquis, rassemble certains critères importants comme :

– La capacité à prendre en compte les différents formats de messages respectifs permettant une connexion rapide entre fournisseurs et distributeurs.

– La connectivité facilitée entre les systèmes d’information de l’entreprise, de ses fournisseurs et de ses distributeurs au sein d’une plate-forme unique de collaboration.

– La prise de décision et d’exécution partagées entre les partenaires.

– Les fonctions permettant de gérer les processus interentreprises tels que la gestion des stocks, la gestion des commandes ou la planification collaborative de la demande.

–  Les échanges de messages sécurisés et automatisés.

– Les fonctionnalités évoluées de reporting et de Business Intelligence, mettant en évidence les performances individuelles des fournisseurs et distributeurs.

–  La visibilité en temps réel, et la gestion par exception des non-conformités et scénarios d’analyse du type « what-if », permettant la prise de décision soit pour prévenir soit pour résoudre les problèmes.

– Enfin, le déploiement des « Tours de Contrôle de la Supply Chain», indispensables à un pilotage performant de la Supply Chain.

En somme, il est clair que de nos jours, l’entreprise ne peut à elle-seule, tout gérer. Et comme le dit l’adage, seul on avance, ensemble, on va plus loin. Cela vaut également pour la gestion du risque de la Supply Chain.

 

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