Dans quelques semaines, les États Généraux d’Eurocloud France

La neuvième édition des États Généraux d'Eurocloud France se déroulera les 21 et 22 mai prochains, au centre de conférences du Novotel Paris Tour Eiffel. Neuf conférenciers interviendront en plénière et neuf tables rondes émailleront la journée.


Une nouveauté cette année : les États Généraux commenceront dès le 21 mai au soir, avec la remise des trophées du cloud computing. Au cours de cette soirée ouverte par Jean-Michel Billaut, évangélisateur 2.et créateur de l'Atelier BNP Paribas, 7 trophées, dont l'objectif est de récompenser des entreprises innovantes et performantes ayant mis sur le marché une solution de cloud computing, seront décernés. Les 7 catégories sont : start-up au meilleur potentiel business, start-up au plus fort potentiel d’innovation, meilleure offre du cloud SaaS, meilleure offre du cloud IaaS/PaaS, meilleur cas client public, meilleure performance financière et plus forte responsabilité sociétale des entreprises.

Le lendemain, Henry-Michel Rozenblum, délégué général d'Eurocloud France, attend 700 personnes (contre 580 en 2013), acteurs du cloud computing en France. Très prisée, la séance plénière des experts réunira notamment le cabinet Markess, qui présentera l'édition 2014 de son baromètre des prestataires du cloud computing, le cabinet PAC et KPMG. Les 9 tables rondes, toutes axées sur le business et le développement, porteront entre autres sur la transformation et l'innovation des modèles d'affaires par le cloud, les interactions entre cloud, Patriot Act, Prism et loi de programmation militaire, la dématérialisation de l'environnement de travail ou encore le financement des contrats cloud.

Mais deux des neuf tables rondes ont particulièrement retenu notre attention : celle s'adressant aux éditeurs, traitant des "5 clés pour réussir la transformation vers le SaaS" et celle, destinée aux distributeurs, à l'intitulé un peu provocateur : "comment les distributeurs peuvent-ils survivre au cloud ?". "Le rôle d'Eurocloud est de développer l'usage du cloud computing au sein des entreprises françaises. Pour cela, l'association cherche à favoriser l'offre : c'est son développement qui permettra de répondre à la demande", explique Henry-Michel Rozenblum. "Le cloud computing participe au développement de l'économie nationale : il est essentiel que les entrepreneurs acteurs du marché en voient la proposition de valeur, que le nombre des offreurs augmente et que le réseau de distribution joue son rôle". Les intervenants à ces deux tables rondes expliciteront les opportunités liées au cloud, mais aussi les conditions d'accès, le ticket d'entrée et les contraintes liées.

Un pan applicatif comme le CRM, par exemple, a connu un développement fulgurant dans le cloud. Les acteurs de ce marché ont réussi à prendre en compte les contraintes liées, comme l'inévitable réduction du nombre de ventes de serveurs par les distributeurs ou la perte de chiffre d'affaires immédiat liée au modèle de vente d'abonnements. Ils les ont remplacés par d'autres services, souvent innovants, pour maintenir leur niveau d'activité et ont adapté les compétences de leurs collaborateurs à ce nouveau modèle.

Autre sujet d'importance : "hybridation : le nouveau modèle du SI ?". Il apparaît que toutes les données n'ont pas vocation à migrer dans un cloud public. A contrario, si le cloud privé est de nature à lever certains freins, il ne constitue pas une réponse universelle, notamment en termes d'accès aux ressources, qui demeurent forcément limitées. Le cloud hybride allie le meilleur des deux mondes et est une vraie tendance de fond à l'heure actuelle.

Benoît Herr

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