Etats Généraux d’Eurocloud – Plénière d’après-midi

Logo Etats Généraux EuroCloudQuel est l’apport du cloud à la modernisation de la France ? Pour sa plénière de l’après-midi, Eurocloud France a donné la parole à Philippe Lemoine, chargé par le gouvernement d’un rapport sur la transformation numérique de l’économie.

On ne le dira jamais assez, l’économie est profondément impactée par le numérique. « Pourtant, les acteurs privés et publics n’ont toujours pas pris la mesure de ces bouleversements et ne sont pas préparés à affronter ce choc de la numérisation« , estime le gouvernement. C’est pour tenter de les éclairer sur ces questions que le ministère de l’économie a confié en janvier au président de Laser et de la Fondation Internet Nouvelle génération, Philippe Lemoine, un rapport sur la transformation numérique de l’économie. Avec une remise définitive prévue en septembre, « ce rapport s’appuie sur une mission à trois volets », explique Philippe Lemoine invité aux Etats généraux d’Eurocloud : « éclairer ces transformations, au travers notamment de l’évolution des modèles économiques et des organisations ; fédérer les acteurs institutionnels, économiques et sociaux, par filière et par secteur autour des enjeux de la transformation numérique ; proposer des mesures par les acteurs eux-mêmes. » Pour cela, le président de Laser a le soutien d’un groupe d’experts, « principalement des start-up« . L’occasion pour lui d’insister sur l’impérieuse nécessité d’un écosystème de l’innovation visant à rajeunir le tissu des entreprises. « Si 300 000 entreprises naissent chaque année, il y a un fort taux de moralité. Or, nous avons besoin d’elles pour renouveler le stock des grandes. » Le président de Laser a évoqué la règlementation qui freine leur développement et compte bien formuler des recommandations d’actions sur ce sujet aux acteurs publics. A la question de la place du cloud dans sa mission, Philippe Lemoine a mentionné l’enjeu très fort dans les données « A ce jour, rares sont les entreprises à exploiter des données et à en tirer de la valeur« .

Parce que l’essor du cloud est mondial, Max Chebotarev, à la tête d’IIDF, un fonds d’investissement pour les start-up dans le domaine des NTIC (63 start-up à ce jour pour un montant entre 40 000 euros et 4 millions d’euros) est venu apporter son analyse du marché IT russe. « Un marché estimé à 36 milliards de dollars en 2012 et en augmentation de 5 % à 7 % chaque année. » En ce qui concerne le marché du cloud et des logiciels, qui « représente 5 milliards de dollars« , Max Cheboratev souligne une situation bien différente de celle de 2009. « Il y a cinq ans, le cloud commençait tout juste. Tout le monde avait des attentes très élevées, de gros profits, de nouveaux clients, etc. Un grand nombre de fournisseurs américains ont lancé des opérations officielles en Russie : Google Apps for Business, Microsoft Office 365, Amazon AWS. De nombreuses start-up dans le domaine du cloud ont été lancées en 2009. En 2014, la réalité est tout autre. Des solutions de cloud (principalement e-mail, sécurité, IaaS) sont populaires, mais le cloud ne peut  être considéré comme une nouvelle industrie à part entière. » Quoiqu’il en soit, Max Cheboratev reste convaincu des opportunités de développement « pour les entreprises françaises du cloud sur le marché russe« .

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