Marc Benioff, showman et salesman de Salesforce

De manière assez surprenante pour un participant français, lors de la conférence clients annuelle Dreamforce, son président Marc Benioff a utilisé l’essentiel de son temps de parole à pousser ses causes philanthropiques et non ses solutions logicielles.

Si à cet instant un extraterrestre avait atterri au milieu du San Francisco Moscone Center où se déroulait la plus grande manifestation jamais réalisée par l’éditeur, il n’aurait probablement pas compris en quoi consistait l’offre business de Salesforce et si même il s’agissait d’une entreprise technologique.

En fait, l’audience extrêmement nombreuse, 140.000 personnes selon Salesforce, a eu droit aux Beach Boys dont l’incontournable « Good Vibrations », à une cérémonie de bénédiction hawaïenne, à une danse hawaïenne et à beaucoup de discours sur la philanthropie, sans parler de Madame Hillary Clinton.

harrisComme à chaque année, Marc Benioff, a pris un long moment pour inviter plusieurs personnes de l’audience travaillant pour des organisations à but non lucratif (écoles, santé, scouts,…) à monter sur la tribune, suscitant de très longs applaudissements.

Il a fini par évoquer les sujets que l’auditoire était venu entendre, parfois après une demie journée d’avion… les annonces produits. Les vraies nouveautés étaient Cloud Analytics ainsi que la plateforme de développe Salesforce1. Et là encore, on n’a pas été déçu par le show quasi hollywoodien des présentations qui tenaient autant de la chorégraphie que de la technologie.

Nous avons eu droit à l’annonce de la nouvelle plateforme de développement « Salesforce1 Lightning » par Parker Harris, co-fondateur de Salesforce et stratège produit, déguisé en super héros. En une demie heure, il a développé (ou presque) une application permettant à Coca Cola d’automatiser les livraisons à ses distributeurs. Cela s’est conclu par le survol d’un drone transportant un pack des fameuses bouteilles au-dessus de l’assistance.

Au-delà de l’anecdote, ce qui m’a le plus impressionné, ce sont les 25.000 développeurs qui s’agglutinaient dans les salles de cours pour découvrir Salesforce ou approfondir leurs connaissances, qui s’arrachaient les dizaines de milliers de livres de programmation de l’éditeur. Les dirigeants de Saleforce ont été clairs : leur prochain défi est de passer devant SAP. A mon avis, c’est pour bientôt.

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