Ikoula : il n’est pas normal de limiter la définition de « cloud souverain » à deux acteurs

Jules-Henri Gavetti, P-DG d’Ikoula nous donne sa vision du marché du cloud souverain en France.

Quels sont les principaux indicateurs d’Ikoula ?

Ikoula est créateur de solutions d’hébergement Web et applicatif depuis plus de 16 ans. L’entreprise possède ses propres datacenters en France (Champagne-Ardenne, Picardie), qui hébergent plus de 6.000 environnements infogérés. Quelques chiffres : 50 salariés, 400 km de fibre, 240 accords de peering.

Vous avez réagi assez fermement au lancement de Numergy et Cloudwatt, pourquoi ?

Il existe d’autres opérateurs de cloud, français et opérant sur le territoire national. Il n’est pas normal de limiter la définition de « cloud souverain » à ces deux acteurs. Il faut encourager, soutenir et aider au développement la génération d’industriels du cloud déjà en place. Ces acteurs ont souvent des offres bien plus matures que celles de Numergy ou Cloudwatt.

En quoi votre offre peut-elle être qualifiée de « Cloud souverain » ?

Notre offre peut être qualifiée de « cloud souverain » dans le sens où nous sommes un hébergeur français et proposons une offre d’hébergement en France (produite en France, entretenue en France et détenue par des entités dont le centre décisionnel est en France, avec des contrats soumis au droit français.

Vos clients vous demandent-ils du « cloud souverain » ? Y-a-t-il un véritable marché ?

Oui, pour les données et la partie contrat également. Si le client français a le choix entre un fournisseur étranger et un fournisseur français, il choisira le français. Les raisons sont surtout liées au cadre réglementaire spécifique à respecter car en dépit des règles européennes, il reste toujours des particularités « franco-françaises ». D’autres critères militent en faveur des acteurs français, comme l’anticipation de l’évolution du produit et la collaboration plus aisée.

Attendez-vous quelque chose des pouvoirs publics pour soutenir votre activité ?

Nous attendons surtout une meilleure reconnaissance et une prise en compte des intérêts des hébergeurs français.

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