Vers les 50 milliards d’objets connectés

50 milliards d’objets connectés à moyen terme ? C’est ce que nous promettent la plupart des analystes ; assurément, l’IoT entre de plain-pied dans l’industrie IT. Lundi dernier, lors de la conférence des visionnaires, Marc Yvon, d’IBM, nous prédisait, dans le scénario qu’il a développé, 500 objets connectés par foyer en 2025. Et il n’y a pas d’IoT sans cloud. Comment gérer cette multitude d’objets connectés qu’on nous annonce et surtout les données qu’ils ne vont pas manquer de générer ? C’est la question à laquelle les invités à une table ronde des États Généraux du cloud ont tenté de répondre aujourd’hui.

Mark Malyon, architecte et business développement chez Cisco, Eric Blum,vice-président, chief technology officer pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique chez BMC, Patrice Duhazé, expert senior solutions de cloud et de sécurité chez Verizon, Hervé Djoua, regional manager, EMEA : cloud providers, outsourcers chez EMC2 et Réda Belouizdad, directeur marketing d’Ikoula, invités à cette table ronde, se déclarent globalement confiants.

Ils ont égrené les solutions qu’ils ont déjà mises en œuvre dans divers domaines ; Hervé Djoua a par exemple expliqué qu’une vache connectée (c’est-à-dire équipée d’une puce recueillant diverses informations) générait quelque 200 Mo de données tandis que Mark Malyon a expliqué comment Fanuc, le fabricant japonais de solutions d’automatisation industrielle, a connecté ses robots pour mutualiser leurs données et assurer la maintenance prédictive non seulement des robots ayant envoyé des informations, mais aussi des autres.

De DevOps au FOG computing en passant par le PaaS, l’alimentation en continu des versions applicatives et le Big Data, il apparaît que les fournisseurs fourbissent leurs armes et se préparent à cette nouvelle évolution majeure que va représenter l’Internet des objets. Si le réfrigérateur connecté n’est plus un mythe, il n’est pas encore tout à fait une réalité non plus ; mas les applications de l’IoT sont déjà pléthore, dans de domaines extrêmement divers. Réda Belouizdad en a cité de nombreuses, tout commé Patice Duhazé.

Pour Éric Blum, l’Internet des objets, ce sont surtout des objets qui parlent à d’autres objets. Mais la définition même des objets est sujette à caution. Par exemple, un smartphone est-il un objet connecté ? « Ça dépend », dira Hervé Djoua. S’il ne sert qu’à afficher les informations issues de l’Internet, non, mais s’il utilise une application traitant les informations envoyées par un ou plusieurs senseurs (électrodes analysant la fréquence et le rythme cardiaque, par exemple), oui.

Les acteurs du cloud se positionnent donc dès aujourd’hui sur l’IoT, car celui-ci est considéré par la plupart comme « the next big thing ».

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