Linkurious : cocorico !

L’outil proposé par cette start-up française a permis à une partie des 370 journalistes investis dans l’enquête dite des « Panama Papers » de s’y retrouver.

La Lettre du cloud avait rencontré Linkurious dès octobre 2015 à l’occasion de la finale du concours « Idea Challenge » à Rennes (voir : Finale de l’Idea Challenge : rencontre avec les candidats français) et David Rapin affichait alors déjà des ambitions importantes. Il va sans doute pouvoir les satisfaire et aller plus loin encore grâce à la contribution de son outil à la révélation de ce scandale monumental.

L’outil exploite la base de données orientée graphes Neo4j de Neo Technology pour établir des connexions entre divers documents et les visualiser sur des schémas, de même que les connexions. Il est capable d’analyser et d’établir des relations entre un nombre très important d’éléments. Et c’est précisément ce dont le consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a eu besoin pour se sortir des 11,5 millions de documents qui lui avaient été fournis (dont près de la moitié de messages e-mail, mais aussi des données brutes, des .pdf, des images et des fichiers textes), représentant 2,6 To de données au total. Un volume de données tellement colossal qu’il n’eut pas été possible de l’exploiter sans ce précieux concours.

Il paraît que les demandes affluent et que depuis lundi dernier le téléphone n’arrête pas de sonner, dans les locaux de la petite société, rue Soleillet, dans le XXème arrondissement de Paris… On leur souhaite beaucoup de succès.

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