Les Rencontres du cloud 2019 : Blockchain, IoT…

Laurent Henocque, fondateur et CEO de Keeex, a évoqué le cloud à l’heure de la blockchain, ce registre planétaire inviolable, distribué et daté. Du Bitcoin à Libra, la monnaie de Facebook, en passant par les calculs avec Ethereum ou la Blockchain as a Service, il a balayé de nombreuses notions théoriques.

Puis, Daniel Pays, CTO de Carrefour, a évoqué sa mise en pratique au sein de son entreprise dans le cadre de la gestion de la chaine logistique et de la traçabilité sans coupure des produits. La première expérimentation a démarré en octobre 2017, pour ensuite être déployée sur la filière poulets. « Les premiers moteurs de cette blockchain, ce sont les producteurs, parce que ça les valorise », constate Daniel Pays. « Ça influence les comportements et met bien en avant l’ensemble des acteurs de la filière ». Ceci dit, on peut faire de la traçabilité sans blockchain, « mais la blockchain simplifie énormément et permet aussi d’automatiser beaucoup de choses, comme les paiements. Elle devient un élément du SI ».

Comment le cloud motorise-t-il les stratégies IoT ? Tel était le thème d’une autre table ronde encore, à laquelle Eric Mercandalli, directeur du pôle de la DSI, « Système d’Objets Connectés » chez Enedis, Yann Ludmann, directeur des technologies et des SI, en charge de l’offre smart home Eugénie chez Nexity et Raphael de Cormis, VP innovation lab de Thales, ont pris part. Premier promoteur de France avec 20.000 logements neufs par an, Nexity, a lancé il y a deux ans la motorisation des volets roulants à distance, de l’éclairage, du chauffage, des détecteurs de fumée et de l’alarme. Baptisé Eugénie, ce projet a d’ores et déjà permis de livrer 500 logements ; à terme, c’est l’intégralité des logements de Nexity qui seront concernés (à l’exception des logements sociaux). En parallèle du bien connu Linky, Enedis a voulu compléter avec des informations issues des postes de transformation. Démarré il y a quatre ans, le projet a permis de connecter 7 500 objets à ce jour, l’ambition étant d’atteindre les 30.000. « Nous sommes aujourd’hui en train de passer dans une phase d’industrialisation », ajoute Eric Mercandalli.

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